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Déterminants des investissements en efficacité énergétique

 

L’amélioration de l’efficacité énergétique constitue le premier pilier de la nouvelle "Stratégie énergétique 2050". Cependant, les entreprises ne réalisent que rarement les investissements en efficacité énergétique car elles n’en perçoivent pas l’impact stratégique. Le projet entend vérifier l’hypothèse selon laquelle le management de l’énergie augmente la perception par les entreprises du caractère stratégique des investissements en efficacité énergétique.

Description du projet (Projet de recherche en cours)

Dans de nombreuses entreprises, il existe encore un potentiel considérable de réduction de la consommation énergétique. Pourtant les entreprises ne réalisent que rarement les investissements destinés à améliorer l’efficacité énergétique, même lorsque ceux-ci présentent une rentabilité élevée. Cette situation s’explique principalement par le fait que les entreprises perçoivent ces investissements comme non, ou peu, stratégiques. Le caractère stratégique d’un investissement – qu’on peut définir comme sa contribution à la compétitivité d’une entreprise – joue un rôle crucial dans la prise de décision. Il est supposé que la perception du caractère stratégique des investissements en efficacité énergétique est influencée par le management de l’énergie.

Objectif

Le projet part de l’hypothèse selon laquelle le management de l’énergie augmente la perception par les entreprises du caractère stratégique des investissements en efficacité énergétique. Dès lors, le management de l’énergie entraîne des décisions positives pour ces investissements, qui induisent une amélioration de la performance énergétique de l’entreprise concernée. Pour analyser l’impact du management de l’énergie, le projet s’attache à répondre aux questions de recherche suivantes.

  • Quels facteurs déterminent le niveau de management de l’énergie?
  • Quel est le niveau de management de l’énergie dans les entreprises grandes consommatrices d’énergie en Suisse?
  • Le niveau de management de l’énergie influence-t-il la perception qu’a une entreprise du caractère stratégique des investissements en efficacité énergétique?
  • e niveau de management de l’énergie exerce-t-il une influence significative sur les décisions d’investissement en efficacité énergétique et, partant, sur la performance énergétique des entreprises?

Les conclusions du projet seront basées sur des données qualitatives et quantitatives d’entreprises suisses grandes consommatrices d’énergie. Ces données auront été recueillies au moyen d’enquêtes, d’entretiens individuels et de quelques études de cas. L’objectif principal du projet est d’obtenir une meilleure compréhension des facteurs déterminants les investissements en efficacité énergétique. Par la même occasion le projet améliorera la connaissance des entreprises grandes consommatrices d’énergie, dont la répartition, les pratiques financières et le niveau de management de l’énergie sont encore mal connus.

Importance

L’amélioration de l’efficacité énergétique constitue le premier pilier de la nouvelle "Stratégie énergétique 2050". Le projet entend étudier le management de l’énergie et les pratiques suisses en matière d’investissements en efficacité énergétique. Les résultats obtenus permettront de faciliter l’élaboration de mesures et de réglementations adaptées visant à améliorer la performance énergétique des entreprises privées.

Les entreprises analysées constituent un groupe cible important pour des mesures d’efficacité énergétique, car elles représentent à elles seules près de 35% de la consommation totale d’électricité et 60% de la consommation totale d’électricité des entreprises (industries, services, artisanat) en Suisse. Le projet s’inscrit dès lors parfaitement dans le cadre des mesures de la "Stratégie énergétique 2050".

Titre original

M_KEY – Management as a Key Driver of Energy Performance

Responsables du projet

  • Dr. Rolf Iten, INFRAS, Zürich
  • Dr. Catherine Cooremans, Institut de recherches économiques, Université de Neuchâtel
  • Prof. Milad Zarin-Nejadan, Institut de recherches économiques, Université de Neuchâtel

 

 

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